A Alger, en République algérienne démocratique et populaire, s’est tenue la 4e édition de la Conférence africaine des startups à laquelle la République du Congo a pris une part active du 6 au 8 décembre 2025.

Cette conférence, organisée par le ministère de l’économie de la connaissance, des start-ups et des micro-entreprises, en partenariat avecl’incubateur public Algeria Venture, était placée sous le haut patronage de SEM Abdelmadjid TEBBOUNE, Président de la République algérienne démocratique et populaire. Elle s’est imposée comme une véritable plateforme continentale destinée à contribuer à la construction d’un écosystème technologique compétitif, souverain et inclusif en Afrique.

La délégation congolaise qui a activement participé aux travaux de cet événement majeur, était conduite par M. Léon Juste IBOMBO, Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique; et par Mme Lydia MIKOLO, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat. Elle était entre autres composée de l’Agence de Développement de l’Économie Numérique (ADEN), représentée par son Directeur de l’Ecosystème Digital, M. Borel DEBY GASSAYE.

Un écosystème souverain et compétitif

Placée sous le thème « Pour l’émergence de champions africains », cette 4e édition a réuni plusieurs délégations ministérielles, des centaines d’experts internationaux et d’exposants d’Afrique et d’ailleurs.

L’objectif est clair : bâtir un écosystème de startups africaines souverain, inclusif et interconnecté.

La Déclaration d’Alger : Vers une régulation équitable des OTT (Over The Top)

En marge de cette Conférence, des ministres africains en charge des TIC, des télécommunications et de l’économie numérique, ont adopté la Déclaration d’Alger sur les « plateformes numériques équitables, sûres et responsables en Afrique » au cours du Sommet ministériel sur les OTT tenu le 7 décembre.

Cette Déclaration vise à renforcer le pouvoir d’action du continent à travers l’introduction des règles de contribution économique équitable, des mécanismes de souveraineté des données, un cadre éthique pour l’intelligence artificielle (IA), ainsi qu’un nouveau cadre règlementaire pour les plateformes OTT actives en Afrique.

Le sommet ministériel sur les start-ups a débouché sur l’adoption de la quatrième Déclaration ministérielle pour le développement des startups ce qui a permis de réaffirmer l’engagement de renforcer la coopération intra-africaine, de soutenir la jeunesse et de faciliter la mobilité des entrepreneurs.

En route vers un cadre technologique harmonisé

Les résolutions adoptées, incluant l’élaboration et la validation d’un guide des meilleures pratiques africaines pour servir de cadre de référence aux pays africains, et l’approbation d’un cadre fiscal continental de start-ups harmonisé, visent à transformer le continent de consommateur à producteur de technologies.